L'interview de Michèle Fiquémont, auteur à la 4e place du concours de nouvelles Cœur de Lyonnes !

Écrivante depuis l'ouverture des ateliers d'écriture Libres Plumes, membre du comité de présélection du Prix de la nouvelle humoristique, Michèle Fiquémont a participé à son premier concours de nouvelles en mai 2017. Il s'agissait d'écrire une courte nouvelle sur le thème "Enfant(s) du désert" en 24 heures, pas une minute de plus. Mentionnée en 4e position, à quelques centièmes de point près du 3e prix, nous tenions à la féliciter pour son excellent classement. Pour une première participation, c'est une réussite !

 

Michèle Fiquémont, vous participez aux ateliers d'écriture de Libres Plumes depuis 2013. Quelle a été votre démarche initiale ?

Lorsque j’ai pris ma retraite en 2013, j’avais envie de liberté et un « sac » fourre-tout et maladroitement ficelé de sensations et d’émotions mal définies. La création d’un atelier d’écriture à Auvers et la rencontre de son animatrice ont été les facteurs déclenchants. Quoi de plus libre que l’écriture ? On choisit le thème, la forme, le moment, le ton. Pas de convention, pas de limite d’âge. Le raisonnable… on s’en moque ! Pas de parole à demander, pas d’interruption non plus. Mais cette liberté d’expression ne va pas de soi et le travail en atelier m’a aidé à desserrer la ficelle qui bridait le « sac ».

 

Vous avez participé à un premier concours de nouvelles organisé par Cœur de Lyonnes et relayé aux écrivants de Libres Plumes sur le thème : Enfant(s) du désert. Vous disposiez de 24 heures pour écrire une nouvelle et pas une minute de plus. Comment avez-vous vécu ce challenge d'écriture ?

Le temps imparti ne m’a pas posé de problème. En revanche, pas très inspirée par le thème, j’ai spontanément pensé au désert affectif, consciente que je risquais d’être hors sujet.

 

Quinze jours plus tard, vous avez reçu la réponse. Très positive, à juste titre. Nous vous en félicitons ! Que ressent-on à l'annonce de la mention de sa nouvelle en 4e position quand on participe pour la première fois à un concours ?

J’étais sidérée, sur le moment presque hystérique ! Puis le calme revenu, je dois dire que ce résultat me fait plaisir, tout en sachant qu’il faut garder raison et rester modeste.

 

Envisagez-vous de continuer à participer aux concours de nouvelles ? Si oui, qu'est-ce qui vous motive ?

Oui, je vais continuer. La pompe est amorcée. J’ai envie de (me) raconter des histoires, de rêver et m’amuser. Avec le besoin de savoir si ces histoires retiennent l’attention de lecteurs

 

Vous êtes lectrice du comité de présélection des nouvelles humoristiques depuis la création du prix Libres Plumes. Que tirez-vous de cette expérience ? Pensez-vous que celle-ci peut vous aider dans la poursuite de votre chemin d'écriture ? 

En tant que lectrice régulière, cette expérience particulière est intéressante pour moi. À partir d’un thème unique, il est incroyable de lire ce que des imaginaires différents peuvent inventer. Il faut bien sûr ouvrir un œil positivement critique et attentif. J’apprends beaucoup des réussites, maladresses, répétitions, tournures originales, chutes surprenantes ou tombant à plat.

 

 

Merci Michèle pour vos réponses qui, nous l'espérons, donneront aux écrivants l'envie de participer à des ateliers d'écriture et à des concours de nouvelles. La contrainte est, en effet et pour beaucoup, une vraie source de création. 

 

La nouvelle pour le concours Cœur de Lyonnes sera éditée en septembre, octobre 2017. Pour suivre cette sortie, rendez-vous sur la page de l'association

 

Vous souhaitez en savoir plus sur les écrits de Michèle Fiquémont ? Écoutez notre podcast réalisé à partir de son texte "De l'utilité des cons" ou découvrez tous ses autres écrits dans les recueils ci-dessous.   



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